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Hépatite B

La vaccination contre l’hépatite B est recommandée pour tous les enfants à l’échelle mondiale. L’administration d’au moins 3 doses de vaccin anti-hépatite B à tous les enfants devrait être la norme pour tous les programmes nationaux de vaccination.

Étant donné que la transmission dans la période périnatale et au début de la période postnatale est la source la plus importante d’infection chronique à VHB à l’échelle mondiale, tous les nourrissons (y compris ceux qui ont un faible poids de naissance ou sont prématurés) devraient recevoir leur première dose de vaccin anti-hépatite B dès que possible après la naissance, de préférence dans un délai de 24 heures.

• La dose à la naissance doit être suivie de 2 ou 3 doses supplémentaires pour achever la série de primovaccination. Les deux options suivantes sont convenables: i) schéma à 3 doses de vaccin anti-hépatite B, dont la première (vaccin monovalent) est administrée à la naissance et la deuxième et la troisième (vaccin monovalent ou combiné) sont administrées en même temps que la première et la troisième doses de vaccin à valence DTC; ou ii) 4 doses, la dose à la naissance de vaccin monovalent étant suivie de 3 doses (vaccin monovalent ou combiné), généralement administrées en même temps que d’autres vaccins figurant dans la calendrier de vaccination systématique des nourrissons; la dose supplémentaire n’a pas d’effet néfaste. L’intervalle entre les doses doit être de 4 semaines au moins.

• Nourrissons pesant moins de 2000 grammes à la naissance et sont prématurés: Une dose de vaccin anti-hépatite B peut être administrée à la naissance aux nourrissons qui sont prématurés ou qui présentent une insuffisance pondérale. Chez ces nourrissons, la dose à la naissance ne doit pas être comptée parmi les 3 doses de la série de primovaccination; la série standard de 3 doses de primovaccination doit être administrée conformément au calendrier vaccinal national.

• La vaccination de rattrapage doit être axée en priorité sur les tranches d’âge les plus jeunes, ces cohortes étant celles où le risque d’infection chronique est le plus élevé. La vaccination de rattrapage est une occasion de prévention limitée dans le temps qui devrait être envisagée en tenant compte des ressources disponibles et du degré de priorité de ces activités. Les personnes non vaccinées recevront le vaccin selon un calendrier de 0, 1 et 6 mois.

• Il est recommandé de vacciner les groupes présentant le plus haut risque d’infection à VHB, notamment: les patients qui ont fréquemment besoin de sang ou de produits sanguins, les patients sous dialyse, les sujets diabétiques, les bénéficiaires de transplantations d’organes solides, les personnes atteintes d’une affection hépatique chronique dont l’hépatite C, les sujets infectés par le VIH, les détenus, les consommateurs de drogue par injection, les contacts domestiques et sexuels de personnes présentant une infection à VHB chronique, les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes, les personnes ayant des partenaires sexuels multiples, ainsi que les agents de santé et d’autres personnes pouvant être exposées à du sang, des produits sanguins ou d’autres liquides biologiques potentiellement infectieux dans le cadre de leur travail.

Source: OMS

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BCG

La vaccination par le BCG est recommandée dans les pays ou les milieux dans lesquels l’incidence de la tuberculose et/ou la charge de morbidité de la lèpre sont élevées. Une dose unique de vaccin BCG doit être administrée à tous les nouveau-nés en bonne santé à la naissance, la coadministration du BCG avec la dose de naissance du vaccin contre l’hépatite B est fortement recommandée.

• Les pays à faible incidence de tuberculose ou de lèpre peuvent choisir de vacciner sélectivement les nouveau-nés au sein de groupes à haut risque.

• La vaccination par le BCG est aussi recommandée pour enfants plus âgés, adolescents et adultes provenant de milieux à forte incidence de tuberculose et/ou à forte charge de morbidité de la lèpre; passant d’un milieu à faible incidence de tuberculose et/ou à faible charge de morbidité de la lèpre à un milieu à forte incidence/charge de morbidité; et présentant un risque d’exposition professionnelle dans des zones à faible et à forte incidence de la tuberculose (par exemple agents de santé, personnels de laboratoire, étudiants en médecine, travailleurs pénitentiaires, autres personnes exposées sur le lieu de travail).

• La vaccination par le BCG n’est pas recommandée pendant la grossesse.

• Si les personnes infectées par le VIH, y compris les enfants, reçoivent un traitement antirétroviral, que leur état de santé clinique est bon et qu’elles sont immunologiquement stables (CD4% >25% pour les enfants de <5 ans ou numération des CD4 ≥200 si elles sont âgées de >5 ans), elles devraient être vaccinées par le BCG. Les nouveau-nés de mères dont on ignore le statut sérologique pour le VIH devraient être vaccinés, car les avantages de la vaccination par le BCG l’emportent sur les risques; les nouveau-nés de mères séropositives et dont le statut sérologique pour le VIH est inconnu devraient être vaccinés s’ils ne présentent pas de signes cliniques évocateurs de l’infection à VIH, que la mère reçoive ou non un traitement antirétroviral; et pour les nouveau-nés infectés par le VIH, confirmés par des tests virologiques précoces, la vaccination par le BCG devrait être retardée jusqu’à ce que le traitement antirétroviral soit instauré et que le nourrisson soit confirmé immunologiquement stable (CD4 >25%).

• Les nourrissons dont la prématurité est moyenne à tardive (âge gestationnel >31 semaines) et les nourrissons de faible poids à la naissance (<2500 g) qui sont en bonne santé et cliniquement stables peuvent être vaccinés par le BCG à la naissance ou, au plus tard, à leur sortie du service néonatal.

Source: OMS